Moi, ma soeur et la chose
dolce_vita posted in ARTS, Cinéma, Tunisia on June 28th, 2006

Moi, ma sœur et la chose, court métrage de Kaouther Ben H’nia
Serait-ce un sang nouveau pour un cinéma en crise? Un parcours au sein de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs à s’initier à l’écriture et à la réalisation, et le virus du cinéma a eu gain de cause. Kaouther Ben H’nia est définitivement et irréversiblement cinéaste. Une fois ses études en hautes études commerciales terminées, elle entreprend sérieusement des études de cinéma et c’est à l’Edac qu’elle reçoit ses premiers cours. Des stages et des ateliers d’écriture ont révélé ses penchants pour le scénario, outre son désir fou de filmer. Ses ambitions devenues grandissantes, elle réussit son entrée à la Fémis et une année après, elle revient tourner son premier court métrage en professionnelle : Moi, ma sœur et la chose.
L’aventure de ce film a commencé tel un parcours du combattant. Quelques mois avant son entrée à la Fémis, Kaouther Ben H’nia participe à un atelier d’écriture qui a pour but de promouvoir et produire des projets de jeunes scénaristes. Et c’est dans le cadre de cet atelier qu’elle rencontre un producteur français qui lui propose d’écrire un court métrage qui sera tourné en Tunisie.
A partir d’une nouvelle écrite par son père, Mohsen Ben H’nia, elle adapte un scénario de fiction autour d’un enfant de dix ans qui, amoureux sans le savoir de sa sœur aînée, fait tout pour empêcher son mariage.
Sans aide, ni subventions, ce film est une aventure en laquelle Familia production a cru, surtout que Kaouther Ben H’nia a tissé des liens solides avec l’équipe technique qui a fait Jûnun, le film, un tournage sur lequel elle était stagiaire. Avec Mounir Baâziz en premier assistant, Ali Ben Abdallah en directeur photo, Mohamed Maghraoui au cadre, Moez Cheikh au son et d’autres complices, la jeune cinéaste avance à pas sûrs et se sent rassurée et bien entourée.
Dans ce film dont la durée ne dépassera pas les 14 minutes, la cinéaste expose une problématique majeure qui est la notion du péché et des liens sociaux du mariage. Et c’est à travers le point de vue de cet enfant qui a du mal à cerner les conventions et les institutions sociales que la crise se révèle.
Tournés en super 16, les rushes sont emballés et Kaouther retourne à Paris pour terminer ses études d’un côté, et entamer de l’autre la postproduction. Elle espère que son film sera prêt pour le festival du court métrage de Clermont-Ferrand. Entre-temps, son talent a été consacré lors de la dernière session du Fifak 2005 et son film La brèche a décroché une mention spéciale pour la compétition internationale et une médaille de bronze dans la compétition des films d’écoles.
Cette jeune cinéaste/scénariste de 28 ans est déjà sur le projet d’un long métrage et sa plume ne cesse de produire. Des projets, elle en a plein la tête et l’envie de tourner est sa raison d’être.
Une relève serait nécessaire pour un cinéma tunisien en crise de création, un sang nouveau avec des profils différents se laisse sentir, avec Fahd Chebbi, Sofiène Feni, Semi El Haj, Meriem Riveil, Molka Mahdaoui et Kaouther Ben H’nia, entre autres. Gardons l’espoir.
Asma DRISSI – La Presse
du site www.festivals.detunisie.com
Pour le voir et autres aussi :
« Courts 1er », une sélection de premiers court-métrages.
PREMIERS COURTS : Durée 100’
â—Š â€DRÔLES D’ANIMAUXâ€, de Julie Marboeuf, 2006, 9’
â—Š â€LES CERISES NOIRESâ€, Julie Glenn, 2005, 13’40
â—Š â€KITCHENâ€, d’Alice Winocour, Dharamsala, 2005, 14’30
◊ MOI, MA SOEUR ET LA CHOSE, de Kaouther Ben H’nia, 2006, 14’
◊ LES MÂTINES, d’Annick Raoul, 2005, 16’
◊ LE MOMENT VENU, de Thomas Forwood, 2006, 26’
◊ COMME JAMES DEAN, de Jonathan Zaccaï, 2005, 7’
Mercredi 28 juin à 16h00 et 18h00
Vendredi 30 juin à 14h00
Samedi 01 juillet à 18h00
Mardi 04 juillet à 16h00
Au CINEMA DES CINEASTES 7, av de Clichy, Paris 17 métro : Place de Clichy
Lundi 03 juillet à 14h00
STUDIO 28 10, rue Tholozé, Paris 18 métro : Blanche ou Abbesses
plus d’infos http://court18festival.free.fr

June 28th, 2006 at 12:15
Ah oui! super Dolce.
Je viens de voir ce court métrage à Paris au cinéma des cinéastes. C’était vachement bien. L’histoire très touchante, l’image superbe.
J’ai bien aimé!
merci pour le lien
lili leloup
June 28th, 2006 at 13:00
merci bien lili leloup
je doute pas que le film soit un succé
plus d’infos sont a venir
donc revenez et si vous avez du nouveau contactez moi pour les news realises des jeunes ciniastes Tinusiens et autres meme…
alors j’invite tous le monde du moins ceux qui sont sur Paris d’aller voir ca vaut le cout
a+ avec plus d’infos promis
July 11th, 2006 at 11:25
Et a Montréal, aussi, mets nous au courant… Tres bon travail…. J ai deja raté la diffusion a Montréal de Beb el 3arch et le court métrage de Fares Ne3ne3..
July 11th, 2006 at 12:42
merci ta7founa pour ton replay
ah c encore pas programmé pour montréal, le court metrage vient de sortir en france vue que une partie de la production et la realisatrice meme sont en france, deja en tunisie c encore pas sortie
tu vois ce gen re de film a besoin de festival ou de cycle de court ou autre ou dans les clubs pour pouvoir passer, mais jusqu’a maintent c encore pas le cas
tu t’en doutais pas hummm lol)
masi inquite toi pas une fois c prevue de passer a montreal je men charge personnelement pour faire la pub et je t’informe c sure
(pour te dire la realisatrice c ma soeur
encore merci tahfouna, et a la prochaine…
July 19th, 2006 at 18:31
j’ai hate de le voir, merci dolce vita
met moi au courant quand il sera a Montreal stp.
et puis passe le bonjour a K. de ma part.
July 28th, 2006 at 13:03
for sure Eagleeyez